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:: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ ::

 
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Shii
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MessagePosté le: Dim 17 Nov - 22:15 (2013)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


~ LA REVUE DE PRESSE DE SHII-CHAN ~


///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////


Voilà, j'installe cette rubrique pour placer au moins une fois par semaine un article sur l'actualité
japonaise, que j'aurais choisi au préalable, ou bien pour présenter des résumés rédigés par mes
soins sur un thème choisi, en m'appuyant sur de nombreux articles.
Je ne prévois pas l'orientation de ces articles, ils pourront traiter d'un fait d'actualité politique
tout comme ils pourront faire le point sur une fête culturelle ou bien même du dernier
écrit d'Haruki Murakami... Vous l'aurez compris, le choix sera large et tout dépendra
de l'actualité de la semaine. J'indiquerai néanmoins la catégorie concernée (si elle n'est pas
évidente avec le titre de l'article) pour que vous puissiez "sélectionner" ce qui vous intéresse.
Il ne faudra bien sûr pas hésiter à intervenir pour en discuter, demander
des informations supplémentaires, ce genre de choses...
(En cas de débat, je prendrai le contenu de la discussion pour la placer sous spoiler dans le
post de l'article correspondant, afin de ne pas "polluer" le topic.)
Voilà voilà, sur ce, je commence !
:Yachi:


///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

DIMANCHE 17 NOVEMBRE
Je commence déjà, avec un article qui date du mois dernier, écrit par Philippe PONS,
journaliste du monde spécialiste du Japon et résidant là-bas, et même
considéré comme le meilleur sur le sujet.
(je le battrai t'façon è_é)
Daté du 10 octobre, l'article traite de Fukushima, en faisant un point sur
la face cachée du nettoyage de la centrale.




Le rendez-vous a eu lieu dans un endroit discret, loin des regards, comme il l'avait demandé. Parler à des journalistes
 est risqué : les employeurs sont nerveux et pourraient en faire un prétexte de licenciement. "C'est comme pour
 les accidents du travail, il y a une solidarité collective : si ce n'est pas trop grave, on les dissimule pour ne pas avoir d'ennui avec
 les assur
ances sociales", explique l'un des "liquidateurs" de la centrale nucléaire de Fukushima, chargés de sécuriser et de démanteler
 le site.
  La trentaine, il travaillait comme employé d'une entreprise sous-traitante à la centrale au moment de l'accident
qui suivit le tsunami du 11 mars 2011. Puis, le contrat de son entreprise n'a pas été renouvelé. Il vient de reprendre le travail
 sur le site. "La situation des travailleurs s'est améliorée pour la sécurité, mais le niveau de salaire a baissé et il y a de moins en
moins de personnes qualifiées"
, confie-t-il, demandant que son nom ne soit pas mentionné.
"La qualité du travail laisse à désirer car
la direction demande d'aller plus vite, mais les gars n'ont pas d'expérience suffisante. Parfois ils ne connaissent même pas le nom des
outils"
, commente un contremaître d'une entreprise d'inspection de la radioactivité qui a une cinquantaine d'ouvriers sous ses ordres.
"Les équipes changent souvent. Il y a une rotation obligatoire parce que les ouvriers qui ont reçu le taux d'irradiation maximum pour
l'année, 50 millisieverts norme internationale est de 20 mSv/an pour les travailleurs du nucléaire], doivent quitter la zone mais
 d'autres partent prématurément parce qu'ils s'estiment trop mal payés. Si on ne forme pas rapidement des ouvriers qualifiés et sûrs,
on
ne pourra pas aller plus vite et faire du bon travail. On manque même de chef d'équipe qualifié.
Les travaux sont souvent défectueux et bâclés."
      
         

LES FUITES EXISTENT DEPUIS LONGTEMPS
Ces carences expliquent en partie les fuites d'eau contaminée qui se sont multipliées ces derniers mois. Nos interlocuteurs sourient.
 "Les fuites ? Elles existaient depuis longtemps, mais on n'en parlait pas. Ce n'est qu'après les sénatoriales de juillet que les grands médias les ont révélées !"

Même les employés directement embauchés par Tokyo Electric Power Company (Tepco), l'opérateur du site, quittent
 l'entreprise en raison de l'insuffisance des salaires et des primes de risque ou du non-paiement des heures supplémentaires.
"La centrale manque de bras. Il y a un millier d'offres d'emploi dans la préfecture de Fukushima : à peine un quart de
ces emplois sont pourvus"
, précise le directeur adjoint de l'agence d'emploi d'Iwaki. Les travaux de décontamination moins
 dangereux et la perspective des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 drainent de la main-d'oeuvre ailleurs que vers la centrale accidentée.

Ils sont un peu plus de 3 000 à travailler à la centrale : 1 400 vivent à J-Village – Japan Football Village,
un complexe sportif de Tepco transformé en centre d'accueil des ouvriers – et les autres, environ 1 600, aux
 alentours dans des auberges ou des logements provisoires construits sur des parkings devant lesquels, le soir,
sont alignés les minibus qui les amènent et les ramènent à J-Village. Ils en repartent pour le site, à une dizaine
de kilomètres, et en reviennent par navette spéciale.


 "PONCTIONS" SUR LES SALAIRES

Une partie des liquidateurs sont originaires de la région – parfois, ce sont des agriculteurs chassés
de leur exploitation située en zone contaminée. Les autres viennent des quatre coins du Japon, même d'Okinawa –
à plus de 2 000 kilomètres au sud. L'embauche s'opère à travers une cascade de sous-traitants :
six à huit échelons, selon les catégories de travail.

"Pour les trois premiers, les sous-traitants directs de Tepco qui sont de grosses entreprises, on peut savoir
comment sont effectuées les embauches, mais aux échelons inférieurs, c'est très difficile"
, commente
Hiroyuki Watanabe, conseiller municipal communiste à Iwaki, qui a organisé un service de conseil pour les employés
 à la centrale. "On a l'impression que le Japon, pays technologiquement avancé, utilise les méthodes les plus sophistiquées,
avec ses robots, à la centrale accidentée, mais la réalité est différente. On utilise souvent du matériel ancien,
car une fois contaminé, il devient inutilisable"
.

Les personnels les moins qualifiés ne bénéficient pas de protection suffisante et sont victimes de "ponctions"
sur leur salaire par les intermédiaires par lesquels ils sont passés pour être embauchés. Au final, ils ne touchent
que 6 000 yens (45 euros) par jour. "Les entretiens avec les travailleurs sont révélateurs d'un mécontentement et
d'une inquiétude latente de ceux qui sont les plus exposés. Certains
essaient de tricher avec la limite d'exposition
cumulative aux radiations pour continuer à travailler le plus longtemps possible"
, explique M. Watanabe. Ils cachent
 leur dosimètre dans un lieu peu contaminé pour diminuer le niveau d'irradiation enregistrée au cours d'une journée.

DES VILLES MORTES
Des entreprises voudraient abaisser la limite de 50 à 20 mSv/an, "mais les ouvriers refusent, car ils veulent
du boulot. En même temps, ils sont amers, car ils se sentent ignorés du reste du pays. Tokyo est indifférent
à leur sort"
, poursuit M. Watanabe. Au J-Village sont affichées des lettres de lycéens envoyées de tout le pays pour les encourager

L'époque des bons salaires dans l'affolement de l'année qui suivit la catastrophe avec l'afflux de travailleurs et,
dans leur sillage, des bars à filles dans les villes alentour, est révolue. Les travailleurs de la centrale restent cloîtrés
dans les dortoirs en préfabriqué de leurs entreprises ou dans les auberges de la région. Des villes mortes, comme Hirono,
 à une dizaine de kilomètres au sud de la centrale. Évacuée, la petite ville a été rouverte en août 2012.
 C'est le dernier arrêt de la ligne de chemin de fer allant vers le nord, qui est interrompue.
Un millier d'habitants est revenu sur les 5 800 avant la catastrophe. Les écoles sont vides. La plupart des maisons fermées,
 les rideaux de fer des magasins baissés. En début de soirée, la rue principale est faiblement éclairée, morose.
Seule enseigne lumineuse : celle du bistrot Maehama. La petite salle au premier est quasi vide. "On a perdu les habitués,
 déplore le patron. Les travailleurs ne viennent pas. Ils achètent de quoi manger dans les supérettes le long de la nationale."

Les liquidateurs vivent dans les maisons louées par des propriétaires qui ne veulent plus y habiter.
On ne les voit qu'à l'aube et en fin de journée monter et descendre des minibus. Le démantèlement de la
 centrale prendra sans doute quarante ans : il faudra des dizaines de milliers de "soutiers" comme eux, – invisibles et vulnérables.





             

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MessagePosté le: Lun 18 Nov - 17:33 (2013)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


LUNDI 18 NOVEMBRE
Aujourd'hui, quelque chose de plus joyeux qu'hier !
Il s'agit ici d'un article sur une vidéo qui a traversé l'archipel en septembre et octobre dernier,
un clip réalisé par l'ensemble des villageois d'Inagawa, dans la préfecture de Hyougo, où on peut
les voir danser sur l'air d'une chanson d'AKB48 (Koi suru Fortune no Cookie).
Il est intéressant de noter que ce phénomène s'est répandu dans le Japon entier , puisqu'on peut
voir des versions du clip faites par d'autres villages, entreprises, et même par une compagnie de taxis !
On peut même en trouver réalisées par des étrangers, comme cette "London Version"
 (à regarder sur youtube ~)
J'ai trouvé cet article sur http://www.japoninfos.com/, il est daté du 31 octobre
et a été rédigé par "Caroline".
Enjoy  ~

Depuis quelques temps, beaucoup de personnes dansent sur la chanson Koi suru Fortune no Cookie,  
les biscuits chinois qui font tomber amoureux, des AKB48. En effet, il n’est plus rare désormais     
de voir des personnes âgées, des employés de bureaux ou des adolescents faire la chorégraphie de cette chanson.     
     

Pochette du single Koi Suru Fortune Cookie (© You, Be Cool!/King Records, tous droits réservés)


  
   
Cette chanson, dont les sons rappellent la musique disco des années 70, permet aux différentes générations de se rassembler à travers la danse.     
Dans une vidéo, filmée dans la ville de Inagawa de la préfecture de Hyôgo, on peut y voir un homme d’âge moyen à l’air sérieux danser sur     
 la chanson d’un rythme lent. La vidéo présente également des lycéennes dans leurs uniformes scolaires dansant devant des rizières en     
terrasses et une mamie souriante faisant le signe du cœur avec la main.     
Cette vidéo, créée pour promouvoir la ville, a été tournée en septembre dans la paisible ville agricole par des bénévoles locaux qui l’ont     
 postée sur YouTube. Durant les 3 minutes et 10 secondes que dure la vidéo, on peut y voir 50 prises avec     
 environ 400 résidents apparaissant seuls ou en groupe.     
La vidéo a eu un succès immédiat auprès des utilisateurs du site de visionnage et a été vue plus de 300.000 fois. 
L’un d’eux a indiqué en commentaire que cela donnait vraiment chaud au cœur.  
   
La vieille dame qui a fait le symbole du cœur avec ses mains, Kikue Kogita, 83 ans, a déclaré : « je ne sais rien     
à propos des AKB48, mais maintenant, beaucoup de gens viennent à moi et m’appelle la Mamie d’Inagawa. Je 
n’avais aucune idée de l’ampleur que cela prendrait
».  
   
La préfecture de Saga a également réalisé une vidéo reprenant la chorégraphie de Koi suru Fortune no Cookie comme une vingtaine 
d’autres groupes et entités qui ont envoyé leurs clips vidéo à la chaîne YouTube officielle de AKB48.  
   
« Au début, j’ai pensé que jamais je ne danserais », a indiqué un homme de 45 ans, membre officiel du gouvernement de la préfecture.
« Mais par la danse, nous pouvions nous sentir plus unis les uns aux autres, sans se soucier de notre rang ni de notre âge. Récemment,
  
   
je communique moins bien avec ma fille, mais elle m’a aidé avec plaisir à répéter les mouvements ».

La vidéo est la suivante :



    


     

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MessagePosté le: Dim 24 Nov - 16:31 (2013)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


DIMANCHE 24 NOVEMBRE
C'est une nouvelle île qui jaillit à plus de mille kilomètres au Sud de Tokyo, dans
un archipel du nom d'Ogasawara (voir sur la carte ci-dessous).
Grande de 200 mètres de diamètres, elle a été découverte mercredi, par
des gardes-côtes japonais, qui ont filmé l'éruption (qui serait toujours en cours actuellement).
La vidéo se trouve ici : http://www.youtube.com/watch?v=YZY6kH_RXSU#t=22
Cet article est une dépêche de l'Agence France Presse de Tokyo, mise en
ligne par LaPresse.ca, le 22 novembre.




Vendredi, la présence non pas d'un seul mais de deux cratères crachant à fréquence très régulière de la fumée
et des cendres a été confirmée par les gardes-côtes qui ont fait de nouveaux repérages.
PHOTO FOURNIE PAR LA GARDE CÔTIÈRE JAPONAISE


Agence France-Presse
TOKYO

Une nouvelle île apparue il y a deux jours à un millier de kilomètres au sud de Tokyo grossit
quasiment à vue d'oeil, selon les informations et images fournies par les autorités japonaises.
Alors qu'elle était de forme circulaire avec un diamètre de 200 mètres mercredi, la nouvelle île,
qui n'a pas encore de nom, s'est allongée en forme de pomme de terre de 400 mètres de long sur 200 de large,
a expliqué à l'AFP un porte-parole des gardes-côtes.
Vendredi, la présence non pas d'un seul mais de deux cratères crachant à fréquence très régulière
de la fumée et des cendres a été confirmée par les gardes-côtes qui ont fait de nouveaux repérages.
La hauteur des projections était de 750 mètres vendredi, contre 900 mètres jeudi et 600 la veille, une indication que
l'activité volcanique qui a donné naissance à l'île est très intense, selon la même source.
Il est possible que l'éruption dure longtemps, ont indiqué des experts aux médias.
Selon le porte-parole joint par l'AFP vendredi midi (heure de Tokyo), les gardes-côtes
effectuent des missions régulières de reconnaissance pour vérifier l'état de l'îlot situé à quelque 500 mètres de
Nishinoshima, une île inhabitée du petit archipel Ogasawara.
«Il est possible qu'elle grossisse encore», a indiqué Yoshihiko Tamura, du Centre japonais de recherche océanographique.
C'est la première fois depuis 40 ans qu'un îlot émerge dans cette zone. Ce nouveau-né est toutefois
fragile et pourrait bien disparaître sous la surface à cause des vagues.
Le gouvernement a décidé d'attendre de voir s'il était susceptible de rester avant de lui donner un nom.
Le service de cartographie en ligne japonais de Yahoo! Japan, lui, n'a pas patienté plus d'un jour pour
l'inscrire sur sa carte du Japon et de ses déjà très nombreuses îles.
Terre de séismes et de volcans, quatre à cinq apparitions soudaines d'îles s'y seraient produites depuis la fin de la guerre
du Pacifique, dont une en 1986, qui a disparu en l'espace de deux mois, et une en septembre 1973 également dans
les parages de Nishinoshima. Elle a en grande partie été démantelée par les vagues mais il en
reste toujours un morceau visible aujourd'hui. Le pays du Soleil-Levant n'a toutefois pas l'apanage de ces
phénomènes surprenants. Une île a ainsi soudainement émergé il y a deux mois en mer d'Arabie à la faveur d'un
puissant séisme de magnitude 7,7 au Pakistan, à des centaines de kilomètres de là.



  


  

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MessagePosté le: Mer 27 Nov - 21:44 (2013)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


MERCREDI 27 NOVEMBRE
Cet article date du début du mois et est tiré du site internet Japoninfos.com .
L'auteur se présente sous le pseudonyme d'Eliot Nine.
Il conte l'histoire très touchante d'une très jeune victime de la bombe A.
Plus d'informations ici :
http://www.japan-activator.com/en/news/index/sitecomments/id/276





Le 25 Octobre 1955, l’âme d’une petite fille, qui répondait au nom de
Sadako Sasaki, a touché le cœur de tous les japonais.
 
 

La statue de Sadako Sasaki à Hiroshima (© Taisyo)

Une légende raconte que si l’on plie mille grues en papier, notre vœu le plus cher nous sera accordé. C’était ainsi
la pensée qui flottait dans l’esprit de notre héroïne du jour, Sadako Sasaki. Le 6 Août 1945, la bombe atomique déploya
ses ailes sur Hiroshima à 2 kilomètres de son habitation. Beaucoup de personnes furent tuées ce jour-là. Sadako
en sortit indemne ou, du moins, c’est ce qu’il semblait. Sa croissance avança normalement, elle alla à l’école, eût des passions,
 et ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était la course à pied. Mais, les années passèrent et celle de 1954 fût toute particulière.
 Après plusieurs fatigues survenues, de plus en plus puissantes, les médecins lui détectèrent une leucémie. C’est alors
 que sa meilleure amie, Chizuko, tenant une grue en papier, vint lui parler de cette fameuse légende des mille grues.
 Pleine d’espoir, Sadako se lança alors dans ce périple. Les jours défilèrent, ses mains plièrent, et son rêve prit forme.
 Arrivée à cinq cents pliages, une ombre d’espoir apparut, et les docteurs lui dirent qu’elle pouvait rentrer chez elle,
 que son petit corps d’enfant allait mieux. Ce n’est pas pour autant que Sadako arrêtât sa quête,
 par peur de ne plus être abritée par cette ombre qui l’a protégeait de ce ciel de déchéance.
L’automne de 1955 souffla une nouvelle brise, chaleurs oubliées d’un début d’été venu,
 ce jour-là, la dernière feuille de ginkqo tomba.
Elle avait fini par atteindre les six cent quarante-quatre grues et mourut le 25 Octobre 1955, à 2 mois de ses
 13 ans. Ses camarades de classe, craquelés par cette ombre d’espoir envolée, ne s’avouèrent pas brisés,
 ne s’avouèrent pas vaincus. Et ils se donnèrent la main pour finirent de plier ses mille grues. Ils réussirent,
en plus de cela, à récolter assez d’argent pour ériger une statue en son nom. Aujourd’hui, elle prône dans
le Parc de la Paix d’Hiroshima, Sadako Sasaki tenant une grue d’or dans ses mains. Depuis, l’histoire de Sadako
 et la légende de la grue sont un symbole de paix et, tous les ans, des milliers de grues
du monde entier arrivent au pied de sa statue où chacun peut y lire :

これはぼくらの叫びです  
これは私たちの祈りです  
世界に平和を きずくための
Kore wa bokura no sakebi desu.
 
Kore wa watashitachi no inori desu.  
Sekai ni heiwa o kizuku tame no.

Ceci est notre cri.
Ceci est notre prière.
Pour construire la paix dans le monde.
 




 


 

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MessagePosté le: Dim 1 Déc - 13:08 (2013)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


DIMANCHE 1er DECEMBRE
Vous avez peut être entendu parler récemment de cette loi sur
les secrets d’État qui ne cesse d'ébranler l'archipel depuis sa promulgation
le mercredi 21 novembre. Quelle est cette loi, et en quoi consiste-t-elle ?
Comment les japonais ont-ils réagi face à elle ?
Je vais tenter de résumer tout cela avec l'aide de quelques articles.




Tout commence le 7 septembre 2010, lorsque la patrouille marine japonaise surprend
un bateau chinois pêchant près des îles de Senkaku, un petit archipel revendiqué à la
fois par la Chine et par le Japon, et donc la cause d'un grand conflit territorial.
Le bateau chinois entre alors en collision avec le japonais, créant par la même occasion
un nouvel incident diplomatique. Quelques mois plus tard, cette affaire, qui
aurait dû rester secrète, est révélée au grand jour par le biais d'une vidéo de
l'évènement postée sur youtube, alors que le gouvernement japonais n'avait
pas donné son accord.
C'est le début d'une longue remise en cause du système de secret d’État.

La vidéo en question :


3 ans plus tard, le 26 novembre, un texte est finalement voté par la Diète (le parlement
japonais), qui autorise les administrations à protéger de la diffusion les informations
 relatives à la défense, au contre-espionnage, à la lutte anti-terroriste et
 à la diplomatie qui seraient jugées sensibles, en les classant secrètes. Ce texte doit
cependant encore être soumis à des discutions au sein du Sénat.

Cette même loi prévoit une peine allant jusqu'à 10 ans de prison pour les individus qui ne
la respecteraient pas. Quel est le changement avec la situation précédente ? Cette procédure
existait déjà auparavant, mais ne pouvait être employée que par le ministère de la défense.

Un conseil de sécurité national, imaginé sur le modèle américain sera par ailleurs
disponible dès janvier, à Tokyo. Ce conseil donnera à des réunions entre le Premier ministre,
qui est actuellement Shinzo Abé, le secrétaire général du cabinet (Yoshihide Suga étant l'actuel
titulaire) et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, respectivement Fumio Kishida et Itsunori Onodera.
Plus de détails sur le CSN ici : http://french.china.org.cn/foreign/txt/2013-11/28/content_30728331.htm



Dès lors, cependant, des milliers de Japonais sont descendus dans les rue pour protester contre
cette loi, jugée antidémocratique, et mettant en péril la liberté d'expression.
Des avocats, des journalistes et des parlementaires, tous se sont rassemblés, redoutant que
le pays tombe dans une période d'obscurantisme.
En effet, cette loi autoriserait en outre les administrations à mener des enquêtes sur les citoyens,
et notamment sur les journalistes, ce qui gênerait leur travail de recherche d'informations
et en particulier celles concernant des erreurs commises par les autorités, comme
ce qu'il se passe actuellement à la centrale de Fukushima et dans les environs de la ville...







      

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MessagePosté le: Ven 6 Déc - 20:22 (2013)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


VENDREDI 6 DÉCEMBRE
Suite de mon article du 1er décembre
Trouvé sur le site de l'Opinion, il a été rédigé par Claude Leblanc,
aujourd'hui même.




Le Premier ministre Shinzo Abe a réussi à faire passer son texte de loi le plus controversé
malgré une forte mobilisation de la population et les réserves de nombreuses grandes voix


Des centaines de personnes ont protesté toute la soirée devant la Diète contre la loi sur les Secrets d'Etat DR


Toute la journée de vendredi, ils ont défilé dans les rues des grandes cités de l'archipel, espérant que
le projet de loi sur les secrets d'Etatne serait pas adopté. Le Parti démocrate, principal formation de l'opposition,
a bien tenté d'enrayer le processus en déposant une motion de défiance, mais sans succès. Dans la soirée, tandis que les
parlementaires continuaient leurs passes d'armes, ils étaient des centaines rassemblés devant la Diète pour crier leur opposition
à ce texte jugé liberticide. Certains manifestants n'ont pas hésité à employer le terme «fasciste» pour évoquer ce texte qui
permettra aux autorités de décider arbitrairement de classer telle ou telle information comme secret d'Etat et d'empêcher sa
divulgation sous peine de prison. Les médias ont été les premiers à se mobiliser contre ce projet qu'ils considèrent comme
une menace contre la liberté d'informer. D'anciennes figures importantes du Parti libéral-démocrate, la formation du
Premier ministre Shinzo Abe, ont exprimé également leurs réserves. C'est notamment le cas de Hiromu Nonaka,
ancien secrétaire général du gouvernement. Très respecté, il a regretté que cette loi faisait faire au Japon
un grand bond en arrière et lui rappelait les sombres années de la guerre.





Cependant, le texte était une priorité pour Shinzo Abe qui a tenu bon malgré la pression de la rue.
Le texte a finalement été adopté par 130 voix contre 82. Il était un peu plus de 23h à Tokyo (15h à Paris).
Les opposants ne désarment pas pour autant. Ils entendent poursuivre les manifestations. Reste à savoir
quelles seront les conséquences politiques pour Abe. Réponse dans les prochains jours.



   

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MessagePosté le: Jeu 26 Déc - 13:01 (2013)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


MERCREDI 26 DÉCEMBRE
LeParisien.fr



Une visite polémique. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a prié jeudi au sanctuaire Yasukuni,
un lieu de mémoire et d'hommage aux soldats morts pour le Japon, au risque d'aggraver
la tension avec la Chine qui a jugé cette visite «inacceptable».
Shinzo Abe, un conservateur aux convictions nationalistes, s'est rendu dans ce lieu de culte
 shintoïste situé au coeur de Tokyo en fin de matinée, un an tout juste après son retour au pouvoir le 26 décembre 2012.
Vêtu d'un costume à queue de pie, il a passé une dizaine de minutes dans le sanctuaire, où deux bouquets de
fleurs blanches portant son nom et son titre ont été déposées. A sa sortie, il a déclaré avoir voulu montrer sa
«détermination à ce que personne ne souffre à nouveau de la guerre».
 Aucun chef de gouvernement japonais
en exercice n'avait effectué une telle visite au Yasukuni depuis celle de Junichiro Koizumi le
15 août 2006, jour anniversaire de la capitulation du Japon à la fin de la Seconde guerre mondiale.



Des criminels de guerre y sont honorés
Le Yasukuni honore les âmes de 2,5 millions de soldats morts pour le Japon. Il souffre d'une mauvaise
 réputation à l'étranger depuis l'inscription en 1978 des noms de 14 criminels de guerre, condamnés après
1945 par les Alliés. Parmi eux figure celui du général Hideki Tojo, Premier ministre du Japon lors de l'attaque sur
 Pearl Harbor le 7 décembre 1941 qui précipita l'entrée en guerre des Etats-Unis.
Ce vaste sanctuaire est abhorré par la Chine, mais aussi par la Corée du Sud, dont les relations avec le Japon
restent marquées par le souvenir des atrocités commises par les troupes impériales nippones pendant
 la colonisation de la péninsule coréenne (1910-1945) et l'occupation partielle de la Chine (1931-1945).
La visite de Shinzo Abe «est absolument inacceptable pour le peuple chinois» et le Japon devra «en assumer
les conséquences», a ainsi réagi le directeur général des Affaires asiatiques du ministère chinois des Affaires
 étrangères, Luo Zhaohui. Il a ajouté que ce geste faisait «beaucoup de mal» aux peuples d'Asie, bien que
 Shinzo Abe ait assuré n'avoir pas voulu «blesser les Chinois et les Sud-Coréens».



Shinzo Abe : «Le Japon avait construit un pays libre, démocratique et pacifique»

La réaction courroucée de Pékin était pourtant d'autant plus prévisible que les rapports avec Tokyo sont
 tendus depuis l'année dernière à cause d'une querelle territoriale. Les deux voisins se disputent la
souveraineté sur un archipel inhabité de mer de Chine orientale, administré par le Japon sous le nom de
 Senkaku mais revendiqué avec force par la Chine qui les appelle Diaoyu.
La Chine envoie régulièrement des navires dans les eaux territoriales de ces îlots situés à 200 km au
nord-est de Taïwan et à 400 km à l'ouest d'Okinawa (sud du Japon), où croisent aussi des garde-côtes
 japonais, ce qui fait craindre un éventuel incident armé entre les deux puissances asiatiques.
Pour dissiper les craintes d'un bégaiement de l'histoire, Shinzo Abe a rappelé dans une communiqué que
«le Japon avait construit un pays libre, démocratique et pacifique depuis la fin de la guerre».
«Il n'y a absolument aucun doute sur le fait que nous poursuivrons dans cette voie.»
Mais certains lui reprochent d'avoir très mal choisi son moment.




  

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MessagePosté le: Ven 10 Jan - 22:17 (2014)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


VENDREDI 10 JANVIER
Le Monde
Philippe Mesmer


 


Autrefois, au Japon, on louait des prêtres. Leur job ? Officier lors de fausses cérémonies religieuses organisées pour
 des mariages. Parfois, on profitait de l'occasion pour agrémenter l'assistance de quelques étrangers, également loués.
Ça faisait plus international, donc plus chic. Tout ça, c'était pour le plaisir. Aujourd'hui, on loue des amis,
mais pour d'autres raisons. Seuls, trop seuls, de plus en plus de Japonais n'hésitent pas à dépenser plusieurs
milliers de yens pour passer un moment, une journée parfois, en compagnie d'un acteur de circonstance
à la recherche d'un revenu d'appoint. Surfant sur le vague à l'âme de leurs compatriotes en manque de
 partenaire ou refusant la responsabilité d'une relation, une dizaine de sociétés - le double d'il y a huit ans - proposent
 une multitude de services. Chez Client Partners, l'un des leaders du secteur, le tarif de base évolue autour de
 2 980 yens (21 euros) de l'heure, la première étant facturée 5 980 yens (42 euros), frais de transport inclus.
Et ça marche. Client Partners, active dans tout l'est du Japon, Tokyo compris,
affiche plusieurs dizaines de demandes par mois. "Il s'agit de personnes manquant de confiance en elles,
particulièrement sensibles au jugement des autres",
signale-t-on à l'agence. S'il reste difficile à mesurer, le
problème de la solitude prend de l'ampleur. Il serait perceptible dès l'université.
"De moins en moins d'étudiants participent aux activités des différents clubs,
constate Sohei Ide, de l'université
d'Osaka, spécialiste des questions d'isolement et auteur d'une enquête sur l'assiduité des étudiants.
S'ils ne parviennent pas à nouer des contacts dès leurs débuts sur le campus, ils restent définitivement isolés."

"SEULS AU MILIEU DE LA FOULE"
Et le phénomène devrait s'accentuer. "Les jeunes d'aujourd'hui s'immergent sous nos yeux dans des mondes où ils peuvent
 vivre complètement séparés de nous",
constate la psychiatre Rika Kayama, qui attribue cette évolution au développement
des appareils mobiles, smartphones, consoles de jeux... Certains de ses patients avouent "se sentir seuls même au milieu
de la foule"
ou "considérer comme un effort le fait d'établir une relation réelle avec les autres". Des étudiants se retrouvent
 donc dans la clientèle des agences de location d'amis. Pour un moment, ils pourront papoter, vider leur sac, faire
des courses, aller au cinéma, bref, être avec quelqu'un d'attentionné et à l'écoute.
Plus généralement, les agences profitent des ruptures de liens amicaux et familiaux pour multiplier les services,
s'adaptant aux situations les plus diverses. Hagemashi Tai propose des acteurs capables de
 jouer des proches, oncles, tantes, parents... lors de mariages ou de funérailles. Certains sont parfois appelés à prononcer
un discours en échange d'un supplément de prix. L'entreprise a également imaginé de louer, pour 5 000
yens (35 euros) de l'heure, des maris pour mères célibataires. Les acteurs "aident les enfants à faire leurs devoirs"
ou "règlent les petits problèmes de voisinage". On peut aussi louer un père ou une mère pour lui confier ses problèmes.
 Une femme sur le point de se marier peut même faire appel aux services d'un "mari".
Pour voir "comment ça fait" de vivre en couple...
 

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MessagePosté le: Ven 10 Jan - 22:28 (2014)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


VENDREDI 10 JANVIER
La croix
D.M. (avec AFP)


  

Déjà connu pour avoir un des taux de criminalité les plus bas au monde, le Japon
 bat un record pour 2013 avec un taux de meurtres et d’homicides
au plus bas depuis la Seconde guerre mondiale


 

L’arrestation le 2 janvier d’un homme de 20 ans, soupçonné d’avoir participé au viol d’une
femme à Kawaski  ; l’un des rares faits divers recensé sur l’île. 


Paisible Japon. Troisième puissance économique mondiale, le Japon, avec ses 130 millions d’habitants a toujours
 vécu avec un très fort sentiment de sécurité. Ordre, civilité, respect de l’autre… les codes de conduites des Japonais peuvent
surprendre les Occidentaux en visite au Japon mais force est de constater que la délinquance et la criminalité
demeurent pratiquement inexistantes. Et cette année encore, le nombre de meurtres et tentative d’homicides au Japon a chuté à
moins de 1.000 cas en 2013, le plus petit nombre enregistré depuis la fin de la Seconde guerre
mondiale, a annoncé la police nippone vendredi 10 janvier.

0,74 homicide pour 100 000 habitants
D’après les services de police, 939 personnes ont été tuées ou ont failli l’être au Japon en 2013 (8 % de moins
 qu’un an auparavant), pour une population de plus de 127 millions de résidents. Cela traduit un taux d’homicides parmi
les plus bas du monde, de l’ordre de 0,74 pour 100 000 habitants. Les données générales de la police montrent
 que les crimes et délits au Japon ont dans leur ensemble baissé de 4 % en 2013 sur un an, avec un peu
moins de 1,3 million de cas de violation du code pénal, 75 % étant des vols.

Rares faits divers médiatisés
La petite délinquance est assez peu répandue dans l’archipel, ce qui en fait un pays sûr et fier de l’être.
L’arrestation en direct devant les caméras de télévision jeudi 9 janvier d’un jeune violeur présumé près de
 Tokyo après une chasse à l’homme de deux jours qui a mobilisé 4 000 policiers, 900 véhicules,
des hélicoptères, des navires et des chiens renifleurs.
La démesure du dispositif peut s’expliquer par le fait que les crimes violents restent assez rares au Japon,
 où le taux de criminalité est l’un des plus bas au monde. Tout événement de cette nature tend
en outre à effrayer les foules qui veulent que la police agisse vite.
Yuta Sugimoto, 20 ans, soupçonné d’avoir participé au viol d’une femme à Kawasaki, ville limitrophe de Tokyo,
le 2 janvier dernier, avait faussé compagnie à des agents qui l’amenaient au bureau du procureur.
 La police avait immédiatement engagé une massive chasse à l’homme, qui a abouti jeudi :
 le fuyard a été arrêté à la mi-journée dans un jardin public de la ville de Yokohama, à côté de Kawasaki.
Une bonne vingtaine de policiers l’ont encerclé tandis que la scène de traque était filmée depuis un
hélicoptère par la chaîne de télévision NHK. Il a ensuite été emmené dans un véhicule de patrouille immatriculé "007"
qui a été recouvert d’une bâche bleue et est resté immobile sur place pendant plusieurs dizaines de minutes.
   

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MessagePosté le: Mar 28 Jan - 17:54 (2014)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant

MARDI 28 JANVIER
RFI
Agnieszka Kumor



Au Japon, le déficit record du pays est une mauvaise nouvelle
pour le Premier ministre conservateur Shinzo Abe. Pénalisée
par la facture énergétique et la dépréciation trop forte et trop
rapide du yen, sa politique de relance économique mécontente
les Japonais. Bientôt, ils verront leur pouvoir d’achat
baisser suite à une hausse de la taxe sur la consommation.




Des Japonais, le 1er janvier 2014, choisissent des
sacs «bonne fortune» et «bonne chance» dans un
supermarché de Tokyo.


En 2013, le déficit commercial de la troisième économie mondiale s'est élevé à 82 milliards d'euros.
Il s'agit du troisième déficit en trois ans, du jamais vu depuis l’établissement des statistiques en 1979.
Ce nouveau record est une mauvaise nouvelle pour l'économie de l'archipel, mais aussi
pour le Premier ministre. Plus d'un an après le lancement de ce qu'on appelle les « Abenomics »,
une politique de relance économique basée sur l'assouplissement de la politique
monétaire et le soutien à l'activité, il subit les effets contradictoires de ses réformes.

→ A (RE) LIRE : Japon: les «Abenomics», un an déjà

TOUJOURS PLUS D'IMPORTATIONS
La politique volontaire de Shinzo Abe a entraîné, entre autres, une forte dépréciation du yen
(26% face à l’euro). Avec un yen plus faible, les entreprises exportatrices ont certes conforté
leurs bénéfices, mais les volumes exportés n'ont que très peu augmenté, à peine 9,5% sur 2013.
En même temps, la chute trop forte du yen a eu un effet négatif sur les importations,
dont le montant a bondi de 15%. Cette augmentation est due notamment à la facture énergétique,
devenue très importante.
En effet, avec l'arrêt des centrales nucléaires suite à la catastrophe de Fukushima, les tarifs de
l'énergie ont flambé, ce qui a fait mécaniquement grimper le prix de tous les produits dont le Japon a
besoin et qu’il importe. Parmi ces biens, nombre de produits de grande consommation :
aliments, vêtements, ordinateurs ou encore smartphones.

LES JAPONAIS DEÇUS
Les bienfaits mitigés des « Abenomics » déçoivent les Japonais. Selon un sondage de l’agence de
presse Kyodo, 73% d’entre eux estiment que les réformes voulues par le chef du gouvernement n’ont pas
encore eu d’effet positif sur leur situation personnelle, tandis que 66% craignent de ne pas bénéficier des
hausses de salaire promises par le Premier ministre. Leur pouvoir d'achat risque, en effet, de souffrir encore
après une hausse de la taxe sur la consommation (équivalent de la TVA française), qui passera à 8% le 1er avril.
La consommation intérieure représente 50% du PIB japonais. Si le pouvoir d’achat des ménages diminue,
c’est l’économie japonaise dans son ensemble qui souffrira. Il faudra toute la force de persuasion
des autorités nippones pour rallier les classes moyennes et populaires à leur projet politique.
Car à leurs yeux, elles n’ont pas encore profité de la relance tant espérée. 




LUNDI 12 AOUT 2013
RFI



La croissance au Japon a ralenti -plus qu'anticipé- entre avril et juin 2013, à 0,6 %
en rythme trimestriel, en raison d'une baisse de l'activité dans l'immobilier et les
investissements des entreprises. Ce chiffre complique la décision que s'apprête à
prendre le Premier ministre Shinzo Abe au sujet d’une hausse de la taxe sur la
consommation pour contenir la dette publique, la plus élevée de tous les pays industrialisés.




A Tokyo, le 12 août 2013. Le projet de hausse
de la taxe sur la consommation inquiète la population.


Ce ralentissement de la croissance entre avril et juin 2013 au Japon
donne des arguments aux conseillers du Premier ministre Shinzo Abe
qui estiment prématuré d’augmenter la taxe sur la consommation de 5 % à 8 %
à partir d’avril 2014 et à 10 % en octobre 2015.

Le Premier ministre Shinzo Abe doit décider le 9 septembre si la troisième
économie du monde est assez forte pour subir l’impact sur sa croissance
d’une hausse de la taxe sur la consommation. Entre avril et juin, la croissance
japonaise a été tirée par la consommation des ménages. Elle représente 60 %
du produit intérieur brut (PIB), les investissements publics et les exportations.

REDUIRE LA DETTE PUBLIQUE
Le gouverneur de la Banque centrale du Japon, Haruhiko Kuroda,
estime, de son côté, qu’il est possible tout à la fois d’enrayer la déflation,
la baisse généralisée des prix et d’augmenter la taxe sur la consommation.

Le Fonds monétaire international (FMI) incite le Japon à réduire sa dette
publique -elle représente deux fois et demie la taille de son économie-,
par une hausse de la taxe sur la consommation, et plus encore, les réformes
de structures qu’a promises le Premier ministre pour rendre l’économie plus compétitive.



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MessagePosté le: Jeu 6 Mar - 22:59 (2014)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


MERCREDI 5 MARS
Les Echos
Yann Rousseau

Vous le savez tous, la population japonaise est aujourd'hui une population vieillissante,
et une réelle menace pour le pays, étant donné que la population n'a cessé de diminuer
depuis son pic de 128 millions en 2005.
Mais les choses ont changé maintenant : des entreprises japonaises ont commencé
à produire des biens spécialement destinés à ce nouveau public, qui pourraient fortement
intéresser les seniors du monde entier.
Les Echos a fait l'inventaire de ces nouveaux appareils pour seniors.






Au Japon, où l’espérance de vie est la plus élevée au monde, les entreprises s’adaptent aux
goûts et besoins des personnes âgées. En s’appuyant sur son excellence robotique, Tokyo veut
faire de son handicap démographique un atout économique à exporter.




Moquette couleur café. Plafond bas. Lumière tamisée. Du mobilier aux couleurs ambrées.
Presque un salon Ikea. En haut des escalators du quatrième étage du centre commercial, des
concierges en tailleur blanc orientent, d’une voie douce, les clients entre les boutiques et les ateliers.
Ce matin-là, Masako Sato, une grand-mère élégante de 67 ans, doit déposer son caniche à 10 h 30 au
Aeon Pet Beauty Salon
pour un petit toilettage, avant d’entamer, quelques mètres plus loin, un cours
de composition florale (ikebana) à 2 000 yens (15 euros) au Aeon Pandora House. Elle passera ensuite
rapidement au salon de l’Aeon Bank pour faire un point sur son épargne. Puis, avant le déjeuner, elle descendra
faire ses courses au rez-de-chaussée du centre commercial qui a rouvert, l’an dernier, après une longue phase de réhabilitation.


Ouverture dès 7 heures du matin, des allées larges, de petits chariots en aluminium beaucoup plus légers que
les traditionnels modèles en acier et, au rayon frais, des plats servis en toutes petites portions. On s’y arrache les
bols d’okayu
, une soupe de riz, à 248 yens (1,80 euro). Le shochu, une eau-de-vie plus forte que le saké, est proposé
en dose unique. Les courses seront ensuite livrées dans la journée. « Après avoir analysé l’évolution du quartier, nous avons
réalisé que la population de “grande génération ”, qui est âgée de 55 ans ou plus, avait rapidement augmenté. Nous avons
donc décidé de repenser notre magasin de fond en comble afin de répondre aux besoins distincts de cette clientèle »,
explique-t-on chez Aeon. Dans ce nouveau complexe du quartier Kasai, au sud de Tokyo, le plus grand groupe
de distribution japonais teste ses capacités à se projeter sur le marché du troisième âge.


244 000 HABITANTS EN MOINS

Inquiète de l’évolution démographique, la direction a revu toute sa stratégie en 2011 et défini un nouveau plan
de croissance centré sur le développement de nouveaux produits et services tournés vers les seniors, qui vont bientôt
représenter l’essentiel de sa clientèle. Il y a urgence à se réinventer dans un secteur qui doit faire face, depuis
seize ans, à une baisse continue des ventes annuelles en supermarchés. Les livraisons à domicile, déjà très
courantes, les escalators au ralenti, les publicités avec des acteurs aux cheveux gris, les bons de réductions
et autres navettes gratuites autour des grands magasins ne suffisent plus à assurer une progression des ventes,
dans un Japon dont la population ne cesse de décliner. L’an dernier, le pays a encore perdu 244 000 habitants pour
tomber à 126,4 millions, alors qu’en 2005, à son pic démographique, l’archipel en comptait 128 millions. Depuis, c’est
une lente décrue. Avec un taux de fécondité de 1,4 enfant par femme, insuffisant pour assurer le renouvellement
des générations, et une immigration quasi nulle, le pays pourrait retomber d’ici trente ans sous la barre symbolique
des 100 millions d’habitants. Les prévisions gouvernementales les plus pessimistes anticipent même une population
réduite à 45 millions d’individus à la fin du siècle. Dans ces conditions, le poids économique du pays serait fortement
amoindri. Selon les calculs du Carnegie Endowment for International Peace, faute d’actifs, en 2050, la part du pays
pourrait ne plus représenter que 4% de l’ensemble du PIB du G20, contre 12% aujourd’hui. La pyramide des
âges prend la forme d’un diamant maudit, avec une minuscule base de jeunes et un sommet anormalement large de
personnes âgées (voir ci-dessous). Le Japon est déjà le deuxième plus vieux pays du monde avec un âge médian de
45 ans, juste derrière Monaco et ses 49 ans. Un quart de ses habitants, soit 31,86 millions d’individus, a déjà plus de
65 ans. En 2035, un Japonais sur trois aura dépassé cet âge.


500 000 PRATIQUANTES DU FITNESS
Pour survivre, les entreprises nippones doivent donc désormais se concentrer sur ceux qui détiennent l’essentiel
des actifs et de l’épargne du pays, et sont plus enclins à consommer. Sur l’année fiscale 2013, les plus de 60
ans
auraient dépensé 109 000 milliards de yens (800 milliards d’euros). « Ce sont eux qui ont l’argent », sourit
Hiroshi Yoshimura, le directeur général du Finland Wellbeing Center (FWBC). Ce centre de recherche sur le
vieillissement, basé à Sendai sur la côte nord-est du pays, est né d’un partenariat entre les autorités locales
et le gouvernement finlandais. « Sur le papier, cette silver economy fait naturellement rêver », résume Ludovico
Ciferri, professeur à l’université internationale du Japon. Si les entreprises arrivent à capter ce segment de population
aux cheveux argentés, elles pourraient exporter leurs recettes gagnantes dans les autres pays également confrontés
à l’épreuve du vieillissement, comme l’Europe… et la Chine. Car il existe des marchés encore vierges, martèle, au
fil de ses conférences, Hiroyuki Murata, un professeur d’université devenu homme d’affaires. En 2005, il a importé
au Japon la chaîne de fitness américaine Curves. Il contrôle aujourd’hui plus de 1 200 salles et accueille plus de 500 000
pratiquantes. Toutes respectent les mêmes règles. « Pas d’homme, pas de miroir et pas de maquillage », confie
l’ex-enseignant. De même, les salles ne proposent ni douche ni espace détente. « Cela coûterait plus cher
en développement et en maintenance », insiste Hiroyuki Murata, qui veut tisser un réseau de proximité bon marché,
où chaque salle s’intègre dans la communauté locale. « On nous disait que le segment était déjà saturé, mais en fait l
’offre ne répondait pas à l’attente d’une grande partie de la population : 95% de notre clientèle, âgée en moyenne
de 58 ans, n’est jamais allée dans une salle de gym traditionnelle », poursuit le dirigeant.

"RAKU RAKU", FACILE A UTILISER

C’est cette même frustration face à la complexité des iPhone et autres Galaxy qui a poussé les ingénieurs de Fujitsu
à développer le premier smartphone pour seniors, dans la gamme « raku raku » (facile à utiliser). L’appareil,
désormais distribué en France par Orange, est une épure de smartphone. Il est muni d’un écran tactile, mais le doigt
doit rester en contact plus longtemps pour déclencher une touche. A chaque activation, il émet une vibration confirmant
à l’utilisateur que sa demande a été prise en compte. Le défilement de l’écran ne se fait qu’à la verticale et le menu est
simplifié. Il offre un accès aux services privilégiés par les seniors : appels, appareil photo, radio, météo et lien vers un
réseau social dédié au troisième âge. « Facebook ou Line sont difficiles d’accès pour des seniors », note Naoki Mishiro,
un cadre de Fujitsu. Sur le réseau raku raku, les utilisateurs peuvent mettre en ligne un haïku (poème), une photo de
paysage ou consulter une recette. Plus de 100 000 personnes auraient déjà rejoint la commu­nau­té, encore vierge de publicité.
Les personnes âgées se méfient du marketing en ligne, assure le cadre. Pour rassurer cette clientèle, le groupe a aussi
installé sur un côté du smartphone une languette d’urgence qui permet d’enclencher, en cas de malaise, une alarme très bruyante.


DES TOILETTES INTELLIEGENTES

Cette obsession pour la protection et la sécurité est l’un des principaux moteurs d’innovation des groupes nippons
en quête de nouveaux marchés, dans une société qui affiche des records d’espérance de vie en bonne santé. En 2000,
une étude de l’OMS montrait que les Japonais vivaient sans problème majeur jusqu’à 74,5 ans en moyenne,
grâce notamment à un régime alimentaire sain et à un système efficace de dépistage des maladies. Toto, le plus grand
fabricant japonais de sanitaires, tente de capitaliser sur cette culture de la prévention et distribue dans l’archipel des
« toilettes intelligentes ». Elles collectent, directement, un peu d’urine pour mesurer le taux de glycémie et la température
de l’utilisateur. Au sol, une dalle pèse-personne permet de suivre l’évolution du poids du visiteur, qui peut également
profiter de sa position assise pour vérifier sa pression sanguine à partir d’un bracelet de contrôle intégré aux W.-C.
Un minibilan de santé est ensuite envoyé par mail à l’intéressé, libre à lui de le faire suivre à son médecin traitant.
Plus de 10 000 de ces toilettes auraient déjà été distribuées dans le pays.


UNE CANNE INTELLIGENTE

Chez Fujitsu, les ingénieurs ont opté pour une canne de marche connectée dont ils finalisent le développement.
Elle surveille le rythme cardiaque et peut même signaler une éventuelle chute, à la famille ou à un service médical,
en décryptant les informations selon qu’elle est à la verticale ou à l’horizontale. « Equipée d’un GPS, elle indique aussi la
direction du lieu que la personne souhaite rejoindre à pied grâce un système de LED vertes installées sur le pommeau »,
précise Junichi Ninomiya, un ingénieur de Fujitsu. Avec une application sur smartphone, les proches peuvent également
suivre le cheminement de leur aïeul en direct sur une carte. A Ishinomaki, ville du Tohoku détruite par le tsunami de 2011,
le groupe expérimente un réseau de surveillance via le cloud. Le dossier médical des personnes suivies par leur
médecin traitant ou l’hôpital de la ville est automatiquement mis en ligne et consultable par les acteurs locaux du secteur
de la santé. « A terme, l’idée serait d’associer à cet effort d’encadrement d’autres personnes en contact quotidien avec les seniors.
Le facteur ou le livreur de courses pourrait signaler en ligne une absence non programmée ou un état de santé
apparemment dégradé », détaille Miho Hirasawa, une spécialiste des solutions cloud du géant japonais.


REPOUSSER L'ADMISSION EN INSTITUTION
Tout près de là, à Sendai, la métropole régionale du Tohoku, Hiroshi Yoshimura ,le directeur général du centre de
recherche FWBC, explique que la surveillance et la protection à distance des seniors dans leur vie quotidienne sont
l’un des principaux défis du pays. Avec la remise en cause, dans toute l’Asie, des valeurs confucéennes traditionnelles prônant la
vénération des anciens, de plus en plus de personnes âgées décèdent désormais seules chez elles. « Elles ne vivent plus sous
le même toit que leurs enfants et le pays manque de main-d’œuvre pour mettre à disposition suffisamment de chambres dans
les maisons de retraite. Il est donc crucial de favoriser le maintien d’une vie indépendante de qualité », détaille le directeur du
centre qui sert d’incubateur aux PME de la région développant des solutions pour repousser une prise en charge en institution.
L’an dernier, le FWBC a accompagné le lancement commercial d’un réseau de capteurs, créé par Asbrains, pour enregistrer
les passages aux sanitaires. « Si une grand-mère a pour habitude de se rendre aux toilettes toutes les trois heures et que ni la
porte de sa salle d’eau ni sa porte d’entrée n’ont été ouvertes pendant plus de cinq heures, un mail d’alarme automatique est
envoyé à la famille ou aux institutions locales pour déclencher un coup de fil ou une visite », indique Kazutoshi Hatakeyama,
le directeur du bureau de promotion du centre, devant une maquette d’appartement en carton dans laquelle il a
renversé une figurine aux cheveux gris pour simuler un accident.


ELOGE DES ROBOTS
Sur une table, dans la galerie où sont exposées ses inventions, il fait la démonstration d’une application
pour appareils mobiles, dont l’idée a germé au lendemain du tsunami de 2011 qui a fait près de 20 000 morts
dans la région et tué en majorité des personnes âgées. « Beaucoup sont mortes chez elles car elles ne savaient
pas qu’une vague géante allait arriver quelques minutes après le séisme », rappelle-t-il. Elles n’auraient pas
entendu l’alarme. Pour informer ces personnes isolées, le programme Plusvoice propose une communication
en direct par l’écriture. Au lieu d’envoyer des SMS, le programme active l’écran d’un récepteur connecté (tablette
ou smartphone) et montre en direct le message qu’un proche, vivant même à l’autre bout du pays, lui aura écrit
depuis son écran émetteur. La diffusion de messages en kanji, les caractères auxquels les anciens sont habitués,
s’en trouve ainsi facilitée. Comme tous les acteurs du secteur, le Finland Wellbeing Center réfléchit aussi au
développement de robots
capables d’aider les seniors dans leur vie quotidienne ou d’assister les personnels
des maisons de retraite dans les taches physiques les plus lourdes. Le constructeur automobile Toyota investit massivement
sur ce segment, tout comme Toshiba, Orix ou les ingénieurs de Riken et Tokai Rubber Industries. Mais ces projets
peinent à se concrétiser commercialement et les imposants robots sont généralement mal accueillis par les seniors.
« Il est probable que de nouveaux besoins existent, mais je ne suis pas sûr que la demande soit déjà là et l’offre
est souvent hésitante, analyse le professeur Ludovico Ciferri. Plus que la création soudaine d’un nouveau marché,
on assiste à un déplacement des marchés, une nouvelle segmentation. Peu de groupes réussissent à générer de
nouveaux revenus sur ce vieillissement. » L’un des rares succès a été développé par Takanori Shibata, chercheur
au National Institute of Advanced Industrial Science and Technology (AIST), près d’Ibaraki.


UN BEBE PHOQUE ROBOT
D’immenses yeux sombres surmontés de longs cils, un pelage blanc, des mouvements doux de la tête,
des nageoires qui se replient sur le museau, des petits bêlements plaintifs… Paro, le robot thérapeutique
séduit immédiatement. « J’ai beaucoup travaillé sur les bienfaits des relations entre les humains et les animaux
dans les cas de démence ou d’Alzheimer, et je cherchais une sub­stitution possible pour les institutions n’acceptant
pas les animaux pour des raisons d’hygiène ou de sécurité », explique l’ingénieur. Il a d’abord développé des
robots chats et chiens. Sans succès. « Les personnes âgées étaient toujours déçues car elles anticipaient certaines
réactions précises de ces animaux qu’elles avaient bien connus. » Puis l’idée du bébé phoque, exotique mais
potentiellement adorable, s’est imposée. Takanori Shibata a séjourné dans le nord du Canada pour étudier les
mouvements de vraies bêtes et a enregistré une collection de cris liés à différentes émotions qu’il a intégrés à son
robot.Equipés de capteurs tactiles, de micros, de plusieurs moteurs silencieux et d’un puissant processeur, Paro
réagit à la voix et au toucher de ses maîtres. Plus de 2 000 exemplaires, à 4 000 euros pièce environ, ont déjà été
vendus dans l’archipel, soit à des particuliers, soit à des institutions qui les intègrent à leurs programmes de soins.
Le pays recense 4,6 millions de personnes atteintes de démence – essentiellement des malades d’Alzheimer – et
4 millions victimes de troubles cognitifs. « Les études empiriques montrent que Paro facilite la commu­ni­ca­tion,
la sociabilité et limite les comportements erratiques, déclare le chercheur en montrant des vidéos où la présence du
robot semble apaiser les malades et leur procure un point de concentration. Ils savent probablement que ce n’est pas
un véritable animal mais les émotions et l’attention sont là », assure l’ingénieur qui distribue
désormais son robot dans une trentaine de pays.


DES SEPULTURES HIGH-TECH
S’il est néanmoins une entreprise qui anticipe une croissance spectaculaire, c’est bien Nichiryoku. L’entrepreneur
de pompes funèbres développe à Tokyo, Yokohama et Nagoya, des cimetières ultramodernes, où les urnes
funéraires sont stockées dans un vaste coffre en sous-sol et remontées par un puissant convoyeur automatisé,
à chaque fois que les familles souhaitent se recueillir. Pour déplacer son autel de marbre dans l’une des alcôves
privatisées des luxueux salons de prières installés à l’étage du bâtiment, il suffit d’introduire une carte magnétique
personnalisée
à l’entrée du bâtiment et le bloc de marbre est livré. Un autel peut contenir jusqu’à huit urnes funéraires.
La formule fait recette et les listes de réservation ne cessent de s’allonger. Par des personnes âgées qui ne souhaitent
pas peser financièrement sur leurs enfants pour leurs obsèques ou bien qui redoutent de mourir seules. C’est
pour répondre à cette inquiétude que l’entreprise Nichiryoku offre désormais une option de nettoyage de la maison
au lendemain du décès. Un service évidemment payable à l’avance.





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MessagePosté le: Dim 30 Mar - 19:38 (2014)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~ Répondre en citant


DIMANCHE 30 MARS
http://open1theory.com/
Agathe M-. D.

Aujourd'hui, article un peu spécial, puisqu'il ne s'agit pas d'un article
traitant de l'actualité, mais d'un sujet réalisé par un de rédacteurs du fabuleux site open1theory.com,
qui nous propose un petit retour en arrière sur une époque spéciale pour le pays
du soleil levant, qui n'est d'autre que celle du premier pas vers la puissance
que nous connaissons aujourd'hui ! En effet, cet article parle de la période
où le Japon a abandonné ses tendances isolationnistes et son protectionnisme
pour s'ouvrir au commerce mondial naissant, et où ce pays s'est ouvert à la modernisation.



    
Le japon des Tokugawa est resté fermé à toute influence étrangère depuis le début XVIIe siècle.
 En 1853-1854, une intervention militaire des Etats-Unis contraint le shogun (général en chef des armées)
 à ouvrir l’archipel au commerce occidental. Ce revers diplomatique affaiblit le régime shogunal, et, après
une période de troubles, le pouvoir impérial est restauré en 1867-1868 : c’est la « révolution Meiji »,
qui repose sur l’imitation et l’appropriation des techniques occidentales et débouche sur la modernisation du Japon.

Depuis l’accession de Tokugawa leyasu au shogunat en 1603, le Japon est resté totalement fermé aux
influences étrangères, en particulier occidentales. Le bakufu (gouvernement shogunal), installé à Edo
dans l’est de Honshu, exerce une dictature militaire rigide, avec le soutien de la plupart des grandes
 familles de Daimyo, reléguant l’empereur dans son palais de Kyoto et réduisant son rôle à des
fonctions purement représentatives. Cette situation ne convient pas aux puissances occidentales (Russie, Grande-Bretagne
 Etats-Unis), qui à la même époque contraignent la Chine à signer les « traités inégaux » et à accepter l’ouverture
commerciale
. Diverses tentatives ont lieu durant la première moitié du XIXe siècle, mais les
Japonais continuent à cantonner les contacts avec les Occidentaux au seul port de Nagasaki.
C’est la flotte américaine qui, la première, contraint le Bakufu à plier devant ses exigences. En juillet 1853, le commodore Perry
 pénètre dans le port d’Edo à la tête de quatre vaisseaux de guerre, porteur d’une lettre du président Fillmore exigeant
 l’ouverture du pays au commerce américain et menaçant le bakufu de représailles en cas de refus. A son retour à Edo en
février 1854
, à la tête d’une flottille de neuf vaisseaux, Perry signe avec le shogun le traité de Kanagawa, par lequel le Japon
accepte l’ouverture de deux ports supplémentaires et la présence d’un consulat des États-Unis permanent, jouissant du
 privilège d’exterritorialité, privilège dont jouiront tous les citoyens américains présents dans le pays. Dans les années qui suivent,
le bakufu est contraint de signer des traités similaires avec la plupart des puissances occidentales.

Le bakufu est considérablement affaibli par ces revers répétés.
Un groupe de jeunes daimyo mécontents conspire contre les Tokugawa.
 L’avènement en 1867 d’un nouvel empereur, Mutsuhito, donne aux conspirateurs un point de ralliement. Une révolte éclate
contre le shogun, qui est contraint à l’abdication. En janvier 1868, les rebelles proclament la « restauration du pouvoir impérial ».

Commence alors la « révolution Meiji », du nom de l’ère impériale de Mutsuhito, qui s’étend de 1867 à 1912. Loin
de se laisser mener par ses conseillers, le jeune empereur assume lui-même le pouvoir et mène à un rythme soutenu la
modernisation du Japon. Premier acte symbolique, la cour impériale se transporte à Edo, rebaptisée Tokyo : le bakufu étant aboli,
le gouvernement impérial entend bien exercer le même pouvoir absolu et s’appuyer sur l’administration en place. Une
 bureaucratie importante se développe. Des réformes profondes ont lieu dans l’éducation, la vie politique et intellectuelle,
 l’organisation sociale. Une constitution est promulguée,  qui réserve à l’empereur l’essentiel du
pouvoir mais prévoit l’élection d’une diète au suffrage censitaire. L’industrialisation  est encouragée, avec la construction
de chemins de fer et la mise en place de grands conglomérats, les zaibatsu, appartenant aux principaux daimyo.
 Surtout, l’armée japonaise est réorganisée sur le modèle allemand grâce à des experts prussiens. Une flotte est construite.

Cette modernisation n’a rien d’une assimilation à Occident. Si de nombreux experts étrangers sont recrutés,
c’est pour former les cadres d’un Japon nouveau, mais qui reste ancré dans ses traditions et ses valeurs :
 « Le savoir doit être recherché dans le monde entier dans le but de renforcer le régime impérial »,
proclame la déclaration de 1868. L’empereur encourage à la fois l’industrialisation et les cultes shintô, et
l’éducation obligatoire a autant pour but l’alphabétisation que la diffusion de l’idéologie impériale et du patriotisme.



    

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:12 (2016)    Sujet du message: ~ REVUE DE PRESSE SPECIALE JAPON ~

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